vitamine
lecture vitaminée pour les professionnels de l’automédication 4/2025

lecture vitaminée pour les professionnels de l’automédication 4/2025
A quoi servent les applications pour bébés?
Quel soutien elles apportent et comment elles peuvent déstabiliser les parents
Eczéma et neurodermite
Comment réussir le conseil et le traitement en droguerie en cas de démangeaisons et de desquamation de la peau
Un vent frais dans la formation
Présentation du département de la formation de l’ASD et de ses projets
Interview
Thème central
Découvrir le monde de la droguerie en Bolivie
Les deux droguistes ES Isabelle Ruef et Salome Imhof ont passé un mois dans la «Drogueria Natural» en Bolivie. Elles parlent de leurs impressions et expériences dans une interview.
La loi sur les produits thérapeutiques s’apprête à connaître une modification importante: la vente par correspondance de médicaments sans ordonnance va être libéralisée. Vue d’ensemble de ce qu’il faut faire pour que les drogueries et les pharmacies soient prêtes.
Impressum vitamine
Editeur Association suisse des droguistes, Rue Thomas-Wyttenbach 2, 2502 Bienne, Téléphone 032 328 50 30, info@drogistenverband.ch
Distribution vitagate sa, Rue Thomas-Wyttenbach 2, 2502 Bienne
Directrice et responsable Ventes: Tamara Gygax-Freiburghaus, t.gygax@vitagate.ch
Annonces: Tamara Gygax-Freiburghaus, Marlies Föhn, Janine Klaric, inserate@vitagate.ch
Abonnements et distribution: Valérie Rufer, vertrieb@vitagate.ch
Rédaction
Direction de l’édition: Heinrich Gasser, h.gasser@vitagate.ch
Rédactrice en chef: Céline Jenni, c.jenni@vitagate.ch
Ont collaboré à la rédaction de ce numéro: Astrid Tomczak, Barbara Halter, Désirée Klarer, Jasmin Weiss
Conseils spécialisés: Dr phil.-nat. Anita Finger Weber
Traduction: Daphné Grekoss, Marie-Noëlle Hofmann
Couverture: www.seyffer.com
Production
Layout: Claudia Luginbühl
Impression: Courvoisier-Gassmann SA, Bienne 6 e année: paraît 10× par an © 2025 – vitagate sa, Rue Thomas-Wyttenbach 2, 2502 Bienne
Magazine officiel de l’Association suisse des droguistes et média d’Employés Droguistes Suisse
Thème central
Conseiller les patientes et patients en ligne
Le conseil en ligne est une pièce du puzzle dans tout le thème de la vente par correspondance, pour que le conseil professionnel puisse aussi être assuré de manière numérique. pharmaAdvice pourrait être une solution de branche.
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Présentation du département de la formation
Il y a eu beaucoup de changements dans le département de la formation de l’ASD ces derniers mois. Et plusieurs grands projets sont à l’ordre du jour.
8 Employés Droguistes Suisse
Différentes adaptations légales ont eu lieu en 2025, qui concernent également les rapports de travail. Aperçu.
Connaissances spécialisées
valent les applications pour bébés?
L’arrivée d’un bébé bouleverse la vie de ses parents. De nombreuses applications proposent des informations sur le développement et des possibilités de suivi. Classement pour savoir quand les applications peuvent être utiles et quand elles risquent de désécuriser.
22 Une peau rouge, qui démange et qui pèle
Même si les eczémas sont généralement sans gravité, ils affectent la qualité de vie des personnes concernées. Voilà comment réussir le conseil et le traitement.
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Alimentation et neurodermite
Les allergies alimentaires sont fréquentes en cas de neurodermite. Pourtant, les régimes d’élimination générale ne sont pas recommandés.
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Ne pas prendre en mangeant!
Prendre un médicament avant ou pendant un repas peut avoir une influence considérable sur son absorption et les effets secondaires qui y sont liés.
Une simple recherche en ligne, une commande en un clic avec, parfois, la livraison le jour même dans la boîte aux lettres ou sur le pas de la porte: extrêmement pratique, le commerce en ligne est en plein essor et beaucoup aspirent à étendre ce service aux médicaments. Alors que, dans l’Union européenne, les partisans du commerce en ligne militent pour que les médicaments soumis à prescription médicale soient aussi autorisés, la Suisse se montre encore réticente concernant les médicaments OTC.
Les chances que la libéralisation aboutisse avant 2029 sont maigres, mais pour de bonnes raisons, car le dossier est loin d’être simple. Premièrement, les médicaments ne sont pas des objets «normaux», sachant qu’ils sont associés à des risques en cas d’erreur de prise ou de dosage. Les conseils fournis par les spécialistes sont donc indispensables, mais devraient alors être faciles d’accès et intégrés au processus de commande en ligne. Deuxièmement, la livraison comporte elle aussi des inconvénients. Les médicaments ne peuvent pas être tout simplement envoyés par courrier postal, car ils risquent alors de rester pendant des heures dans la boîte aux lettres du destinataire, et parfois en plein soleil. Il faut donc respecter strictement certaines règles de livraison pour maintenir la qualité des produits thérapeutiques. Rendez-vous dans notre article à la une, en page 14, pour mieux appréhender la complexité de la vente par correspondance, le rôle potentiel des drogueries et l’ampleur de l’engouement pour cette pratique.
Céline Jenni, rédactrice en chef Wirkstoff/vitamine, responsable médias spécialisés, c.jenni@vitagate.ch
Inscrivez-vous dès maintenant et soyez de la partie !
Le premier Congrès de la droguerie aura lieu du 27 au 29 avril 2025 à Neuchâtel – un événement unique en son genre avec des keynotes inspirantes, des workshops interactifs et des possibilités de réseautage attrayantes. La participation est gratuite pour tous les collaborateurs des entreprises membres de l’ASD.
Date limite d’inscription: 6 avril 2025
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Inscription:
Social Event: dimanche 27 avril, 16 h 30 – 21 h 00
Réjouissez-vous d’un apéritif exclusif avec une dégustation de vins, de délicieuses spécialités du Jules Gnocchi Food-Truck et d’un concours captivant. Profitez de l’occasion pour nouer de nouveaux contacts.
Ne manquez pas ce moment fort – inscrivez-vous dès maintenant avec le QR-Code ci-contre:
Il y a eu pas mal de changements dans le personnel du département de la formation de l’ASD ces derniers mois. Parallèlement, plusieurs grands projets sont sur le point d’arriver.
7 Céline Jenni | Miriam Kolmann | F D Marie-Noëlle Hofmann
L’Association suisse des droguistes s’engage pour la formation initiale, continue et le perfectionnement de ses membres. Ce pilier central au sein de l’ASD a connu d’importants changements ces derniers mois: des nouvelles collaboratrices, une collaboration plus étroite entre l’Ecole supérieure de droguerie (ESD) et l’ASD et de nouveaux visages au sein du comité central pour le département de la formation. Découvrez en page 6 tous les collaborateurs qui s’occupent des offres de formation à l’ASD et leurs domaines de compétences respectifs.
Depuis la démission de Gregor Kreyenbühl, membre du comité central, en novembre 2024, le comité central a réparti le département de la formation entre deux personnes. Anita Finger Weber, membre de la direction de l’ASD et responsable de la formation, motive cette décision par le fait que ce département comporte tellement de tâches différentes que c’est presque impossible à gérer pour une seule personne. «La formation est une des tâches essentielles de l’ASD et cela a pesé sur le fait que deux personnes s’occupent désormais des décisions stratégiques», explique Anita Finger Weber. Les deux membres du comité central élus lors de l’assemblée des délégués, Adrian Würgler et Rosemarie Meyer-Strähl, se répartissent le travail en étroite collaboration: Adrian Würgler est responsable de la formation initiale et Rosemarie Meyer-Strähl de la formation continue et du perfectionnement.
Depuis février 2025, le département de la formation est dirigé par Anita Finger Weber, à laquelle sera également rattaché le nouveau directeur ou la nouvelle directrice de l’ESD. «L’ESD reste une institution indépendante mais sera davantage intégrée à l’association. Cela pour permettre les échanges et éviter les doublons», explique Andrea Ullius, directeur de l’ASD, pour justifier la décision de regrouper l’ensemble de la formation à l’ASD sous un même toit.
Les choses n’ont pas seulement changé au niveau du personnel, plusieurs grands projets sont également en cours. Une révision totale est prévue pour la formation initiale, le forum de formation se présente sous une autre forme, en tant que Congrès de la droguerie du 27 au 29 avril 2025 à Neuchâtel et la profession de droguiste sera représentée pour la première fois du 17 au 21 septembre 2025 aux SwissSkills avec un championnat des métiers et un stand d’information. «Tous ces projets ne peuvent réussir que si l’ensemble de la branche y participe», souligne Anita Finger Weber. En raison de la pénurie de personnel qualifié aussi, il est décisif qu’il y ait une formation initiale forte et une bonne école supérieure qui suscitent l’enthousiasme de la relève. «A l’ASD, nous mettons tout en œuvre pour pouvoir offrir une formation attrayante», poursuit la nouvelle directrice. «Mais c’est aussi à la branche de proposer suffisamment de places d’apprentissage et d’encourager les droguistes à suivre l’ESD.»
L’article de couverture de vitamine 6/2025 se penchera sur la formation du futur.
Adrian Würgler est membre du comité central depuis novembre 2024 pour le département de la formation initiale, continue et du perfectionnement et il est responsable du secteur de la formation initiale.
«En ce moment, la révision totale de la formation initiale est le projet le plus important pour moi. Il s’agit d’intégrer dans les nouveaux textes de loi des aspects éprouvés et importants de la formation initiale actuelle pour maintenir la qualité de la formation à un niveau élevé. Pour mon travail au sein du comité central, je mise sur des stratégies éprouvées et durables et je souhaite les mettre en œuvre de manière aussi personnelle que possible et aussi numérique que nécessaire.»
Dr phil.-nat. Anita Finger Weber est membre de la direction et responsable de la formation initiale, continue et du perfectionnement depuis février 2025. Elle travaille à l’ASD depuis 2017 et était auparavant responsable du service scientifique au sein du département Politique et branche.
«J’ai changé de poste en interne à l’ASD parce que je cherchais un nouveau défi. Les thèmes de la formation m’attirent parce que j’aime moi-même beaucoup apprendre de nouvelles choses et que je trouve passionnant de participer à l’élaboration de nouvelles offres de formation. Pour le département de la formation, je souhaite que nous puissions continuer à proposer une formation moderne, de plus en plus dans le domaine numérique et surtout que les droguistes aient du plaisir à suivre les offres de formation et y participent volontiers.»
Mireille Schmutz employée de commerce de formation, travaille depuis 2004 à l’ASD et est responsable du secteur de la formation initiale. En plus de tâches se répétant chaque année et des SwissSkills, la révision totale de la formation initiale est actuellement en cours, pour créer les meilleures conditions-cadres pour le développement de la profession.
«Dans mon travail, je coordonne beaucoup entre les écoles, les entreprises formatrices et les cours interentreprises (CIE). Les échanges avec les enseignants des écoles professionnelles et les responsables des CIE sont enrichissants et me plaisent. Le secteur de la formation a connu des changements intéressants ces 20 dernières années, par exemple avec la numérisation, Par mon travail, je peux créer des conditions pour que les droguistes continuent d’avoir une formation passionnante, ça m’enthousiasme!»
Domenika Bitterli est droguiste CFC et a un bachelor en ingénierie environnementale de la Haute école de sciences appliquées de Zurich. Elle travaille pour l’ASD depuis mai 2024 et est responsable de projets de formation continue et perfectionnement, comme les cours sur les connaissances techniques, pour les suppléances et de réinsertion. De plus, elle dirige le projet des SwissSkills.
«Pendant mon bachelor, je me suis occupée de près de la «formation pour le développement durable» et j’aimerais davantage intégrer ce type de transmission des connaissances et d’apprentissage dans les cours de perfectionnement. Mais actuellement, je me concentre sur les SwissSkills. Je suis déjà heureuse de voir des participants s’investir avec enthousiasme pour leur profession! Les SwissSkills sont une plateforme formidable pour présenter la profession de droguiste.»
Rosemarie Meyer-Strähl est membre du comité central depuis novembre 2024 pour le département de la formation initiale, continue et du perfectionnement et elle est responsable du secteur de la formation continue et du perfectionnement.
«Mon engagement au sein du comité central et pour la formation me tient à cœur, car la formation est la base de notre formidable profession. Je me réjouis particulièrement du projet des SwissSkills car il nous permettra, je l’espère, d’enthousiasmer de nombreux jeunes pour la profession de droguiste. Au sein du comité central, j’aimerais renforcer la collaboration avec la base pour que toute la branche tire à la même corde. Car c’est seulement ensemble que nous pourrons aller de l’avant.»
Célia Croset est droguiste ES, travaille à l’ASD depuis septembre 2024 et est responsable de projets de formation continue et de perfectionnement. Elle valide des cours, soutient l’organisation des SwissSkills et est responsable de l’organisation du Congrès de la droguerie.
«Ce qui me plaît dans mon travail, c’est que je peux mettre en œuvre des idées, créer de nouveaux concepts de formation et rendre plus attrayantes les offres existantes. Comme je ne suis pas là depuis très longtemps, j’apprends encore beaucoup, ce qui rend mon travail varié et intéressant. J’aime particulièrement travailler en équipe car c’est là que les meilleures idées émergent. Je me réjouis actuellement du Congrès de la droguerie afin de pouvoir échanger avec des droguistes. J’espère que tous les participants apprécieront cette nouvelle offre de formation.»
On ne savait pas encore qui serait la nouvelle directrice ou le nouveau directeur de l’ESD au moment de la rédaction de cet article.
Alexandra Holzer employée de banque de formation, travaille à l’ASD depuis février 2023 et soutient le département de la formation initiale, continue et du perfectionnement. Elle s’occupe essentiellement de travaux administratifs, comme l’évaluation trimestrielle des points de formation.
«J’aime toutes les tâches administratives, c’est vraiment mon truc! Je trouve aussi que mon travail à l’ASD est utile parce que je soutiens ainsi indirectement le secteur de la santé avec la formation des droguistes. Par mon travail, je soulage les autres membres de l’équipe pour que les plus grands projets puissent se dérouler sans problème. La correspondance avec les personnes les plus diverses des drogueries me plaît aussi.»
En 2025 aussi, il y a eu différentes adaptations législatives avec des effets sur les relations de travail. Cet article vise à donner un bref aperçu des principales nouveautés.
7 Regula Steinemann | F D Marie-Noëlle Hofmann
La loi fédérale sur les allocations familiales donne le cadre auquel doit se conformer la législation cantonale. Les allocations familiales visent à compenser en partie les frais occasionnés aux parents par l’entretien de l’enfant. Depuis quelques années, tous les indépendants sont également soumis à la loi. Pour la première fois depuis longtemps, les allocations familiales ont été augmentées début 2025: elles ont passé de 200 à 215 francs et les allocations de formation ont passé de 250 à 268 francs par enfant et par mois. De nombreux cantons donnent davantage que les allocations minimales légales, c’est pourquoi cette modification n’est pertinente que pour les personnes vivant dans un canton qui ne verse que l’allocation minimale (par exemple Bâle-Campagne).
Vous pouvez vérifier è ICI ce qu’il en est pour votre canton.
Regula Steinemann, avocate et directrice de «Employés Droguistes Suisse» Cette page est ouverte à Employés Droguistes Suisse. L’avis de l’auteure ne doit pas coïncider avec celui de la rédaction et/ou de l’Association suisse des droguistes.
www.drogisten.org
Révision du code de procédure civile (CPC)
La première révision majeure du code de procédure civile depuis son introduction en 2011 est entrée en vigueur le 1er janvier 2025. Elle a différentes répercussions sur les litiges en matière de droit du travail. Ainsi, l’article 142, al. 1bis du CPC prévoit maintenant que si un envoi postal est remis un samedi ou un dimanche (par ex. avec le courrier A Plus), il n’est plus considéré comme remis ce jour-là mais seulement le jour ouvrable suivant et les délais à respecter ne commencent à courir qu’à partir de
ce jour. Cette disposition apporte davantage de sécurité. L’article 177 du CPC garantit que les expertises privées d’une partie ont également la qualité d’actes authentiques, qu’elles sont des moyens de preuves admissibles dans le procès civil et qu’elles sont accessibles à la libre appréciation des preuves par le juge. Dans les procédures de conciliation pour des litiges patrimoniaux, il est désormais possible de soumettre des propositions de décision jusqu’à 10 000 francs (au lieu de 5 000 francs aujourd’hui), conformément à l’article 210, al. 1, let. c du CPC.
Autres augmentations
Il y a en outre différentes augmentations. Nous ne mentionnerons ici que celle du salaire minime qui passe de 2 300 francs à 2 500 francs, pour lequel il ne faut en principe pas décompter les cotisations AVS, sauf si le salarié le demande. Employés Droguistes Suisse conseille ses membres sur les questions juridiques. Vous trouverez d’autres informations sur nos prestations à l’adresse suivante: è www.drogisten.org.
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| vitamine
Après leurs études à l’ESD, les deux droguistes Salome Imhof et Isabelle Ruef ont travaillé pendant un mois à la «Drogueria Natural», en Bolivie.
Elles évoquent dans cette interview leurs impressions et leurs expériences.
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Barbara Halter | F D Daphné
Grekos
En août 2023, vous êtes parties ensemble en Bolivie pour travailler dans une droguerie de la ville de Sucre. Quelles étaient vos attentes?
Salome Imhof: Pour moi, c’était une excellente occasion de m’accorder un peu de temps après la formation à l’ESD pour apprendre l’espagnol et voyager, tout en combinant le tout avec mon métier.
Isabelle Ruef: J’avais hâte de partir vers l’inconnu! Christoph Moser, qui possède la Drogueria Natural, mais qui vit en Suisse, nous a conseillé de nous laisser tout simplement surprendre.
Quelle a été votre première impression?
Imhof: La petite taille du local m’a quelque peu surprise.
Ruef: Par rapport à ce que nous connais-
sons ici, le magasin en Bolivie ressemble à une droguerie d’un autre temps. Par exemple, les produits ne sont pas conditionnés dans des boîtes aussi «tape-à-l’œil» que chez nous.
Où se trouve la droguerie à Sucre? Et comment se présente la ville?
Ruef: Perchée à 2790 mètres d’altitude, Sucre est une ville moderne pour les standards boliviens. La droguerie est installée dans le centre-ville, qui regorge de beaux bâtiments coloniaux blancs et fait partie du patrimoine culturel de l’UNESCO. Même si nous nous déplacions toujours à pied, nous avons été obligées de nous habituer à la circulation anarchique. Pour les personnes qui n’habitent pas dans le centre-ville, la droguerie n’est pas très bien située, à cause
Isabelle Ruef (2e depuis la gauche),
29 ans, habite à Berthoud (BE). Elle est droguiste diplômée ES et co-responsable de la droguerie Oberli, à Schüpfen (BE).
Salome Imhof (3e depuis la gauche), 25 ans, vit à Lucerne et est droguiste diplômée ES. Après avoir été co-responsable de la droguerie Gehrig, à Lucerne, elle est passée au service externe de la société Ortho-Analytic. Les deux jeunes femmes se sont rencontrées à l’École supérieure de droguerie (ESD) et ont découvert la Drogueria Natural de Christoph Moser à Sucre, en Bolivie, grâce à un article publié dans vitamine.
de la circulation chaotique et parce qu’il y a peu de places de parking, mais heureusement, il y a encore deux autres filiales en dehors du centre-ville.
Quel assortiment la droguerie de Sucre propose-t-elle?
Imhof: Il y a des produits pour les soins corporels, des produits diététiques, ainsi que beaucoup de compléments alimentaires et de tisanes. L’Uña de Gato, dite aussi griffe du chat ou liane du Pérou, est par exemple très populaire; elle peut renforcer le système immunitaire et aider en cas d’indigestion. Sans oublier les préparations à base de nono, ou pomme-chien. L’offre en spagyrie, homéopathie et fleurs de Bach est particulièrement développée en Bolivie. Armées de nos connaissances, nous étions dans notre élément.
Comment se déroulait votre quotidien?
Imhof: Tous les matins, nous travaillions dans la droguerie, puis nous nous rendions dans une école de langues l’après-midi. Au magasin, nous faisions des mélanges spagyriques, préparions les commandes et remplissions l’entrepôt de marchandises, comme des tisanes, des graines de courge ou des fruits à coque. En voyant
Isabelle Ruef
«Par rapport à ce que nous connaissons ici, le magasin en Bolivie ressemble à une droguerie d’un autre temps.»
les étiquettes des produits, nous avons été frappées par les différences de réglementation en matière de déclaration des effets. Par exemple, l’étiquette des graines de courge indiquait «anticancérogène».
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Quel est le profil de la clientèle? Quels sont ses besoins?
Ruef: J’ai eu l’impression qu’il s’agissait surtout de personnes aux revenus élevés. Certaines demandaient conseil pour des maladies telles que le diabète ou les problèmes cardiovasculaires, qui, chez nous en Suisse, sont suivies par un médecin.
Imhof: Au début, je ne parlais pas du tout espagnol et Isabelle le parlait un peu. En raison des barrières linguistiques et aussi parce que beaucoup de produits nous étaient inconnus, nous avions peu de contacts avec les clientes et clients, sauf si des touristes entraient dans le magasin: c’est là que nous étions fortement sollicitées, car personne ne parlait anglais dans l’équipe.
Quelle formation le personnel suit-il?
Ruef: Comme la profession de droguiste n’existe pas, les parcours sont très différents: la responsable a une formation en marketing et en gestion d’entreprise, l’une des collaboratrices est pharmacienne et une autre est étudiante en médecine.
Quels sont les prix par rapport à la Suisse?
Ruef: Pour nous, les produits sont très bon marché, mais pour beaucoup de locaux, ils sont chers, voire inabordables. Je me sou-
Le combi d’annonces qui vous permet d’atteindre l’ensemble du personnel spécialisé des drogueries et des pharmacies avec une seule commande.
viens de l’étonnement de nos collègues de la droguerie devant le café que nous avions acheté et qu’elles n’auraient pas pu s’offrir. Imhof: J’ai pu me rendre compte de l’ampleur de la différence à une autre occasion. Pour nous, il allait de soi qu’après un mois passé à Sucre, nous allions visiter des endroits comme le lac Titicaca. En discutant avec nos collègues, j’ai appris qu’elles n’y étaient jamais allées en raison du prix du voyage.
dans le milieu professionnel. Pendant leur temps libre, les collaboratrices de la droguerie ont l’habitude de se retrouver. Une fois, elles nous ont invitées à jouer au volley-wall (ndlr: un jeu similaire au volley-ball, mais avec des murs intégrés), puis nous sommes allées manger ensemble. J’avais l’impression d’être en famille.
Salome Imhof
«J’ai l’impression que là-bas, les gens abordent la vie de manière plus détendue que nous.»
À vos yeux, quelle était la différence majeure dans votre quotidien professionnel?
Ruef: En Suisse, nous passons beaucoup de temps à gérer les questions juridiques ou l’assurance qualité; et lors de notre formation, nous avons abordé des stratégies comme la vente conceptuelle. Tout cela n’existe pas en Bolivie: on se consacre uniquement à la vente.
Imhof: J’ai l’impression que là-bas, les gens abordent la vie de manière plus détendue que nous. Le rythme est plus lent et la chaleur humaine est partout, même
Quel bilan tirez-vous de votre passage à la Drogueria Natural?
Ruef: Je garde avant tout en mémoire les expériences que j’ai vécues avec les gens, marquées par la chaleur humaine. Imhof: En un mois, on peut s’immerger dans la vie quotidienne d’une ville et apprendre à vraiment connaître les gens, sous un autre angle que celui des touristes.
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La Suisse est en passe d’apporter des modifications majeures à la loi sur les produits thérapeutiques: le Conseil fédéral prévoit ainsi de libéraliser la vente par correspondance de médicaments sans ordonnance. Une évolution qui pourrait stimuler la concurrence tout en créant de nouveaux débouchés pour les drogueries et les pharmacies.
Votre tête est lourde, la boîte d’analgésiques est vide, le chemin jusqu’à la droguerie est au-dessus de vos forces? Dans un moment pareil, ce serait tellement pratique de pouvoir commander en ligne, en quelques clics, un médicament sans ordonnance et de le recevoir peu après dans la boîte aux lettres. Dans les pays voisins, l’achat en ligne de médicaments non soumis à ordonnance est déjà une pratique courante, avec différentes mesures à la clé pour garantir la sécurité des patientes et patients. En Allemagne, par exemple, les pharmacies spécialisées dans la vente par correspondance doivent bénéficier d’une autorisation et, depuis 2015, affichent obligatoirement un logo officiel de sécurité sur leur site Internet. Les consommateurs peuvent ainsi facilement distinguer les commerces légaux des vendeurs illégaux.
Pourquoi les questionnaires en ligne ne suffisent-ils pas?
En Suisse, la vente de médicaments en ligne est en principe interdite. Les cantons peuvent certes accorder une autorisation exceptionnelle aux pharmacies, sous certaines conditions, mais toute commande doit alors être accompagnée d’une ordonnance médicale, même pour les médicaments délivrés sans ordonnance. «Cela permet de garantir que, même lors d’une commande en ligne, un conseil professionnel est fourni par du personnel qualifié», explique Elisabeth von Grünigen, droguiste diplômée ES, membre du comité central de l’Association suisse des droguistes (ASD) et responsable Politique et branche.
La pharmacie «Zur Rose» avait tenté de contourner cette interdiction par le biais d’un questionnaire en ligne, mais, en 2015, le Tribunal fédéral
a annulé l’autorisation d’envoyer des médicaments sans ordonnance octroyée par le canton de Thurgovie, au motif qu’une prescription médicale requiert un contact personnel et que le questionnaire en ligne de la pharmacie de vente par correspondance ainsi que la possibilité de prise de contact entre médecin et patient ne peuvent pas remplacer un entretien direct avec le patient. Le cas du millepertuis illustre parfaitement l’importance du conseil, même pour des préparations vendues sans ordonnance. «Si une femme prend la pilule contraceptive et qu’elle a recours à une préparation à base de millepertuis, cela peut diminuer l’effet de la pilule», rappelle Elisabeth von Grünigen.
Un entretien avec des professionnels qualifiés permet d’attirer l’attention sur ces risques. «De plus, nous pouvons ainsi déterminer avec la cliente ou le client ce qui pourrait le mieux l’aider à résoudre son problème», déclare la droguiste. Pour elle, si la vente par correspondance de médicaments sans ordonnance devait devenir réalité, les conseils fournis en ligne devraient donc être les mêmes que dans le commerce stationnaire afin de garantir la sécurité des patients. «L’ASD considère la téléphonie vidéo comme un outil approprié», poursuit Elisabeth von Grünigen. «Un appel permettant à la fois de s’entendre et de se voir est ce qui se rapproche le plus d’un entretien en magasin.»
En se concentrant sur la qualité de l’entretien de conseil, Elisabeth von Grünigen néglige toutefois un aspect essentiel: la volonté des consommateurs. Car ces derniers ne souhaitent pas systématiquement bénéficier d’un entretien. Si l’on
En 2023, la vente par correspondance de médicaments sans ordonnance a déjà atteint plus de 20 % du chiffre d’affaires total chez nos voisins allemands. C’est ce qui ressort d’un rapport publié en mai 2024 par la Fédération des associations allemandes de pharmaciens (Bundesvereinigung Deutscher Apothekerverbände). Si le nombre d’unités vendues a certes diminué de 1,9 % par rapport à l’année précédente, le chiffre d’affaires a par contre augmenté de 7,8 %.
En Autriche aussi, la vente par correspondance de médicaments sans ordonnance était en augmentation, comme l’indiquait l’institut d’études de marché Kento sur son site Internet en septembre 2023. Selon Kento, la part des ventes en ligne atteignait déjà 15 %. Les chiffres de 2024 n’ont pas encore été publiés.
Sources • https://www.abda.de/fileadmin/user_upload/assets/Pressetermine/2024/DAV-WiFo-2024/Apothekenwirtschaftsbericht_2024.pdf https://kento.at/der-otc-markt-in-oesterreich-trends-und-entwicklungen/
en croit les chiffres d’une étude publiée au printemps 2021 par la pharmacie «Zur Rose», 48 % des personnes interrogées apprécieraient de pouvoir commander en ligne des médicaments sans ordonnance et neuf personnes sur dix accepteraient de ne bénéficier d’un entretien de conseil qu’en cas de besoin. La demande croissante des consommateurs a également été entendue par les responsables politiques et le Conseil fédéral a réagi aux évolutions numériques en approuvant une révision de la loi sur les produits thérapeutiques (LPTh) en 2021. Depuis décembre 2023, la LPTh a ainsi fait l’objet d’une révision partielle à trois reprises. Certes, on ignore encore comment la vente par correspondance des médicaments sans ordonnance va effectivement se dérouler, mais le Conseil fédéral tient à garantir la qualité des médicaments et la sécurité des patients.
Pleins feux sur les nouveaux modèles commerciaux
Même si l’on trouve déjà des tisanes ou des pastilles contre la toux chez des détaillants comme Brack ou Galaxus, il semble peu probable qu’ils se lancent en outre dans la vente par correspondance de médicaments sans ordonnance.
En effet, ils seraient alors obligés d’ouvrir leur propre droguerie ou pharmacie, ou de conclure un partenariat à cet effet. C’est la seule façon de garantir la qualité des produits et la sécurité des patients. Les pharmacies et les drogueries n’auront pas à franchir ce genre d’obstacle. Pour celles-ci, la libéralisation pourrait constituer une chance, comme le montre la situation à l’étranger. En Europe, de nombreux pays ont déjà mis en place la vente de médicaments par correspondance, voire parfois de médicaments soumis à ordonnance (cf. infographie ci-dessous). Mais comment garantir la sécurité des patients lors de l’envoi de médicaments en vente libre? En Allemagne, par exemple, il est obligatoire d’indiquer un numéro de téléphone, mais pas de se soumettre à un entretien.
La sécurité des patients est un aspect central de la réflexion sur la libéralisation, avec des exigences réglementaires majeures. Pour le commerce de gros, les bonnes pratiques de distribution (BPD) de l’UE constituent la base même de la sécurité. On peut notamment y lire que les médicaments doivent être manipulés et stockés
Où la vente par correspondance de médicaments en vente libre et soumis à ordonnance est-elle autorisée?
La plupart des pays d’Europe connaissent la vente par correspondance de médicaments. Le graphique donne un aperçu des pays dans lesquels la vente par correspondance en pharmacie est permise pour les médicaments soumis à ordonnance ou/et en vente libre (sans garantie, état mars 2024).
Pays dans lesquels la vente par correspondance est interdite
Pays dans lesquels la vente des médicaments
OTC est autorisée
Pays dans lesquels la vente des médicaments
OTC et soumis à ordonnance est autorisée
Pas d’informations
Soins buccaux, dentaires et gingivaux éprouvés avec des sels minéraux depuis 1947
• Réduisent la sensibilité à la douleur
• Renforcent et régénèrent les gencives
• Favorisent la production de salive
• Limitent la formation de plaque
Développé et fabriqué en Suisse. Fidèle aux détaillants spécialisés depuis sa création en 1932.
de manière à éviter autant que possible les fuites, les ruptures, les contaminations ou les confusions.
Les lignes directrices BPD s’appliquent indirectement aux drogueries et aux pharmacies, qui doivent se plier aux exigences en matière de manipulation et de stockage. Elles doivent veiller par exemple à maintenir une température correcte tout au long de l’expédition pour les médicaments sensibles à la température. Elles sont ainsi obligées de disposer d’un équipement adapté, comme des réfrigérateurs pour médicaments ou des emballages isothermes.
Les règles que les pharmaciens doivent actuellement respecter lors de l’envoi de médicaments peuvent être consultées sur le site des pharmaciens cantonaux, dans le document intitulé «Directive portant sur l’assurance qualité dans la vente par correspondance par les officines publiques». On y trouve également différentes listes de contrôle et des formulaires importants pour l’envoi de médicaments. Reste à savoir si la vente par correspondance de médicaments sans ordonnance en ligne suscitera un engouement aussi important que d’aucuns le pensent. Il ne faut pas sous-estimer ce qu’implique un entretien en ligne pour les médicaments en vente libre: fixer le rendez-vous, remplir les données personnelles, gérer l’entretien... Une charge de travail importante, sans commune mesure avec le fait de se rendre dans sa droguerie, pour autant que celle-ci se situe à proximité. Il est donc probable que le potentiel de la vente en ligne de médicaments sans ordonnance est plus important dans les régions moins densément peuplées que dans les villes.
Outre les opportunités régionales, la libéralisation ouvre également de nouvelles possibilités de coopération entre les différents acteurs de la branche afin de repenser les modèles existants et d’explorer de nouvelles approches. Galenica et Redcare Pharmacy, par exemple, ont créé une co-entreprise dédiée au commerce en ligne. Une démarche qui pourrait aussi être intéressante pour d’autres drogueries: s’associer et réaliser un projet ensemble, ce qui pourrait notamment réduire les dépenses liées à la mise en œuvre de la technologie nécessaire. Il serait également intéressant que le Conseil fédéral libéralise, dans le cadre de la révision partielle, non seulement les conditions du commerce en ligne, mais aussi celles de la réexpédition de médicaments. Drogueries et pharmacies pourraient alors livrer la marchandise à leur clientèle habituelle des environs, écourtant ainsi les délais d’attente entre l’envoi et l’arrivée du produit. Le modèle «Click and Collect»
est déjà en place dans certaines drogueries et pharmacies; il permet à la clientèle de commander quelque chose en ligne, avant de retirer ensuite la marchandise dans le commerce de son choix.
Ne pas sous-estimer la complexité
Lorenz Stoll, CEO d’Avosano, perçoit dans l’interaction entre la vente stationnaire et la vente par correspondance une valeur ajoutée considérable pour les consommateurs. Pour lui, en cas de libéralisation de la vente par correspondance des médicaments sans ordonnance, les clients pourraient profiter des avantages des deux systèmes. «La droguerie traditionnelle garantit un conseil personnalisé et compétent de la part de spécialistes. En complément, elle pourra fournir des services numériques additionnels, avec des possibilités d’achat pratiques, complètes et permettant de gagner du temps, ainsi que l’accès à des informations variées fournies par des spécialistes.» Lorenz Stoll identifie aussi certains défis à relever pour les drogueries et les pharmacies, obligées de respecter non seulement des prescriptions réglementaires strictes, mais aussi des normes de qualité élevées, et de «garantir une expérience client uniforme» en ligne comme en magasin. Pour y parvenir, il faudrait notamment réussir à parfaitement intégrer les deux canaux de distribution en optimisant l’infrastructure technique en permanence, que ce soit dans les domaines de la gestion des données, de la sécurité informatique ou de l’intégration des systèmes. «Pour certains établissements, ce sont des exigences élevées et il faudra peut-être envisager une solution à l’échelle de la branche», conclut Lorenz Stoll.
Thomas Szuran, Chief Products & Home Care Officer chez Galenica, suit également de près l’évolution des choses. «La vente par correspondance des «non-médicaments» est déjà une réalité aujourd’hui», déclare-t-il. «Nous supposons que ce secteur va continuer à progresser à l’avenir.» En effet, les besoins de la clientèle ne cessent d’évoluer et, par ailleurs, les nouveautés telles que l’ordonnance électronique ou la
modification attendue de la loi sur la vente par correspondance des médicaments sans ordonnance devraient aussi contribuer à cet essor. «La concurrence dans le commerce en ligne est déjà intense», poursuit Thomas Szuran. «Et les fournisseurs étrangers exercent une pression supplémentaire, sachant que les consommateurs en Suisse peuvent se procurer leur assortiment de produits de droguerie pour leur propre usage, même si celui-ci ne répond pas toujours aux exigences en vigueur en Suisse.»
En Suisse, la documentation complète des entretiens de conseil joue en outre un rôle prépondérant. Cette démarche systématique n’est pas seulement prescrite par la loi, mais constitue également la base d’une remise de médicaments sûre et compréhensible. Pour numériser ces processus, il serait envisageable de mettre en place des solutions logicielles permettant d’enregistrer les consultations, de simplifier les procédures et de créer de la transparence. L’une de ces possibilités s’appelle pharmAdvice, à découvrir en page 22: comment fonctionne-t-elle exactement, pourquoi vaut-il la peine de l’utiliser et pour qui est-elle gratuite?
Sources
• https://www.bvdva.de/veroeffentlichungen/einrichtungversandapotheke
• https://www.bag.admin.ch/bag/fr/home/medizin-und-forschung/ heilmittel/revision-hmg-2023.html
• https://eur-lex.europa.eu/legal-content/FR/TXT/PDF/?uri=CELEX:52013XC1123(01)&from=FR
• https://www.kantonsapotheker.ch/fileadmin/docs/public/kav/ 2_Leitlinien___Positionspapiere/apc_vente_par_correspondence_directive_kap_zl_v1_20080528.pdf
• https://www.kantonsapotheker.ch/fileadmin/docs/public/kav/ 2_Leitlinien___Positionspapiere/202408_GAP_version2_FR.pdf
• https://www.zurrose.ch/sites/default/files/media/docs/Stand%20 OTC%20Versandhandel%20CH.pdf
Juste dispenser des conseils par téléphone avant d’envoyer un médicament?
Les choses ne sont pas aussi simples. Heinrich Gasser, responsable de la rédaction de vitagate sa, connaît tous les enjeux des conseils fournis lors de la vente par correspondance. En collaboration avec pharmAdvice, vitagate sa développe aujourd’hui une solution de branche destinée aux drogueries et aux pharmacies permettant à la clientèle de recevoir des conseils en ligne, de manière entièrement documentée et conforme à la protection des données.
Contact visuel, demandes de précisions ciblées, signaux non verbaux: les entretiens individuels permettent aux droguistes et aux pharmaciens de percevoir de nombreux détails. Ils remarquent les incertitudes et les hésitations et peuvent immédiatement rebondir là-dessus. Cette interaction est une partie importante du conseil, alors comment transposer cette qualité dans l’espace numérique? Ce qui relève de l’évidence dans le commerce traditionnel se transforme en un réel défi lors d’un entretien en ligne. Il s’agit en effet de réunir toutes sortes de conditions techniques et organisationnelles afin de répondre aux exigences complexes de la protection des données. C’est précisément Advice entre en jeu.
Le conseil en ligne est une possibilité d’atteindre les clientes et clients aussi dans l’espace numérique.
Mais une question se pose: est-ce vraiment nécessaire? Après tout, selon la société de recherche IQVIA, les achats en ligne dans le domaine des médicaments sont inférieurs % en Suisse.¹ Reste à savoir comment ce chiffre évoluera lors d’une éventuelle libéralisation de la vente par correspondance des médicaments sans ordonnance. D’après Heinrich Gasser, responsable de la rédaction de vitagate sa, mieux vaut se préparer numériquement parlant pour la vente par correspondance de médicaments sans
ordonnance, d’autant plus que ce pourrait aussi être l’occasion de conquérir un nouveau segment de clientèle. «Il faut atteindre les clientes et clients là où ils se trouvent. Chez les jeunes, il s’agit en premier lieu de l’espace numérique», souligne Heinrich Gasser. Sans compter le problème des thématiques que l’on ne souhaite peut-être pas forcément aborder sur place, en droguerie ou en pharmacie. «Prenons l’exemple d’une personne qui demande conseil parce qu’elle suspecte une maladie sexuellement transmissible», poursuit Heinrich Gasser. «Il sera alors probablement moins gênant pour elle d’aborder la question par appel vidéo que dans sa droguerie, au milieu des autres clientes et clients.»
Protection des données
Pour garantir la sécurité des données de santé sensibles, pharmAdvice mise sur une documentation et une sauvegarde des données sans faille, toujours à la pointe, grâce au concept de la source unique de référence (SSOT, single source of truth). Les dispositions relatives à la protection des données sont ainsi enregistrées de manière centralisée et connectées aux ordinateurs des drogueries et des pharmacies. «Il suffit donc d’actualiser ces dispositions à un seul endroit pour qu’elles soient ensuite automatiquement mises à jour partout»,
explique Heinrich Gasser. La base de données elle-même a été conçue de manière à permettre un transfert ultérieur des données utiles dans le dossier électronique du patient afin de pouvoir retracer les médicaments pris par une personne dans le cadre de l’e-médication. «Cela inclut également les médicaments sans ordonnance et améliore considérablement la sécurité des patients», ajoute Heinrich Gasser. Outre la protection des données, l’ergonomie joue bien entendu un rôle important dans le succès du système.
Malgré toute la complexité technique sous-jacente, l’utilisation devrait être des plus simple pour les entreprises. «L’intégration du logiciel sur le site Internet n’est pas compliquée», indique Heinrich Gasser.
«Une fois le logiciel installé, un widget de chat est à la disposition des internautes sur le site, mais peut être désactivé si personne n’est là pour s’en occuper.» Même si l’implémentation et l’utilisation de pharmAdvice sont assez intuitives, des tutoriels et des captures d’écran sont également prévus pour expliquer les principales étapes et guider les usagers. Des ateliers numériques seront par ailleurs organisés afin de répondre aux questions éventuelles. Le modèle tarifaire devrait également être particulièrement attractif pour les entreprises intéressées. À ce jour, pharmAdvice est gratuit pour les membres de l’Association suisse des droguistes. Encore en cours de développement, l’outil devrait toutefois être bientôt disponible.
Source
1 https://www.swissinfo.ch/ger/schweizer-multis/ online-wächst-jetzt-geraten-auch-die-schweizer-apothekenunter-druck/88670046
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Généralement bénins, les eczémas peuvent altérer considérablement la qualité de vie. La bonne nouvelle, c’est qu’ils se traitent bien. Les soins corrects de la peau sont essentiels, mais il est parfois nécessaire de recourir à des produits délivrés sur ordonnance.
Rougeurs, démangeaisons, petits nodules et desquamation: les caractéristiques d’un eczéma peuvent être isolées ou combinées. Les droguistes y sont régulièrement confrontés dans leur quotidien professionnel. Mais comment définir précisément l’eczéma? Il se décline sous trois formes principales: l’eczéma atopique, l’eczéma de contact irritatif toxique et l’eczéma de contact.
Causes génétiques, réaction allergique
L’eczéma atopique est généralement d’origine génétique et touche environ 20 % des nourrissons et 5 % des adultes. «Si les deux parents sont atteints, les enfants ont environ 60 % de risques de développer également de l’eczéma», indique la dermatologue Patricia Inauen. L’eczéma atopique est une maladie chronique, également connue sous le nom de dermatite atopique ou neurodermite, qui évolue par poussées. «Chez les personnes touchées, la fonction de barrière de la peau est fragilisée», explique Patricia Inauen. «Cela facilite l’intrusion des allergènes, des agents irritants et des germes, ce qui déclenche ensuite des inflammations.» Le staphylocoque doré joue un rôle important, car il s’agit d’une bactérie qui peut aggraver les inflammations. Les poussées sont souvent
7 Astrid Tomczak | F D Daphné Grekos
provoquées par des facteurs déclencheurs tels que le stress, les infections, les changements météorologiques ou le contact avec des allergènes. Souvent, l’eczéma atopique régresse après la petite enfance, car la barrière cutanée et le système immunitaire se stabilisent avec le temps, mais la sécheresse cutanée persiste fréquemment aussi bien chez les adolescents qu’à l’âge adulte. Contrairement à l’eczéma atopique, généralement d’origine génétique, l’eczéma irritatif toxique est pour sa part provoqué par des influences extérieures telles que la saleté, les produits chimiques, l’eau ou les contraintes d’ordre mécanique, souvent dans le cadre professionnel. Il se caractérise par des lésions entre les doigts. Les personnes touchées devraient alors se laver les mains moins souvent et utiliser un savon adapté. Les eczémas de contact, quant à eux, sont généralement causés par des allergies à des substances telles que les parfums ou les agents conservateurs. Chez les nourrissons, l’eczéma atopique apparaît souvent sur le visage ou sur le cuir chevelu; on parle alors de croûtes de lait. Plus tard,
Les crèmes relipidantes renforcent la barrière cutanée et aident à lutter contre la sécheresse de la peau et les démangeaisons en cas d’eczéma.
En bref
À noter que la notion d’eczéma de contact n’est pas utilisée de manière standardisée; les spécialistes parlent ainsi d’eczéma de contact en cas de déclenchement par des allergènes. Même si l’eczéma irritatif toxique est également déclenché par contact (le plus souvent sur les mains), on n’utilise alors pas le terme d’eczéma de contact.
les irritations touchent les plis des articulations des bras et des genoux. Les adultes ont souvent de l’eczéma sur les mains ou le visage, en particulier dans la zone autour des yeux, parfois déclenché par des allergies de contact; c’est par exemple le cas chez les personnes qui doivent souvent se laver les mains en raison de leur profession ou qui utilisent des produits chimiques pour leur travail. «Cela dit, l’eczéma peut se manifester sur n’importe quelle partie du corps», précise Patricia Inauen.
La peau est le plus grand organe du corps, ainsi que notre organe sensoriel le plus important. Elle assume des fonctions importantes, notamment protectrices, et mérite donc une attention particulière. La base de toute thérapie consiste à bien en prendre soin, notamment en recourant à des savons doux au pH neutre et à des crèmes ou des pommades surgrasses contenant de l’urée ou des céramides, qui régénèrent la barrière cutanée. Patricia Inauen conseille en outre d’utiliser des produits antibactériens, par exemple à base de triclosan, afin de réduire les risques de contamination par le staphylocoque doré. Il est également im-
portant de choisir les bons habits: les personnes touchées présentent une sensibilité à la laine et aux tissus synthétiques, mais tolèrent mieux le coton et la soie. «Il faut également veiller à utiliser des lessives sans adoucissant ou autres substances agressives», rappelle Patricia Inauen.
Cortisone et alternatives
Dans son cabinet, la dermatologue reçoit de nombreuses personnes qui souffrent énormément: «Certains eczémas provoquent des troubles du sommeil ou entraînent un retrait de toute vie sociale.»
Un traitement médical est également nécessaire lorsque les démangeaisons sont particulièrement intenses ou que leurs causes ne sont pas claires. Dans ce genre de cas, Patricia Inauen prescrit des corticostéroïdes délivrés sur ordonnance. «Ces médicaments atténuent les démangeaisons grâce à un effet anti-inflammatoire rapide, mais il faut veiller à les utiliser correctement», explique-t-elle. «Ils doivent être assez forts pour faire effet, mais il ne faut pas y recourir plus longtemps que nécessaire. Je recommande de les utiliser une fois par jour pendant une semaine, puis de diminuer la dose
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progressivement.» La dermatologue est bien consciente que les patientes et patients peuvent se montrer assez réticents, mais elle tient à souligner que la cortisone n’entraîne pratiquement pas d’effets secondaires si elle est prise correctement. «Pendant le traitement, il est important de continuer les soins de la peau, notamment avec des crèmes relipidantes pour renforcer la barrière cutanée.» Il existe toutefois des alternatives au traitement à la cortisone, comme le tacrolimus (liste A), délivré aussi sur ordonnance, que Patricia Inauen recommande en particulier pour les zones sensibles comme le visage. Le tacrolimus ne fragilise pas la peau, ce qui le rend sûr sur le long terme, mais il peut provoquer une sensation de brûlure (chez environ un quart des patientes et patients). Enfin, les antihistaminiques sont également efficaces contre les démangeaisons. Depuis quelques années, la dermatologue propose par ailleurs des séances d’hypnose dans son cabinet et obtient de bons résultats grâce à cette méthode. «L’hypnose est indiquée en cas de stress ou de fortes démangeaisons, car elle permet de briser le cercle vicieux des démangeaisons et du besoin de se gratter», explique-t-elle. À raison d’une heure par séance, deux ou trois séances suffisent souvent à apporter un soulagement. «L’hypnose aide les patientes et patients à se détendre et à mieux contrôler leurs symptômes», conclut la dermatologue.
Une peau saine dépend aussi d’une flore intestinale saine, et donc d’une alimentation saine. Patricia Inauen aborde toujours la question des problèmes digestifs avec ses patientes et patients. Si les selles sont irrégulières ou malodorantes, elle recommande des probiotiques avec une quantité élevée de souches bactériennes (au moins 8 à 10) et une concentration de plus de dix milliards de germes par dose. «Ces produits peuvent aider à réguler le système immunitaire et à réduire l’inflammation», explique la dermatologue. En parallèle, il faut aussi rechercher une éventuelle intolérance alimentaire. Chez les nourrissons en particu-
lier, les allergies au lait, au soja, aux œufs ou aux fruits à coque peuvent favoriser l’eczéma (voir article intitulé «Neurodermite: impact de l’alimentation» en page 28). Ces dernières années, les avis des spécialistes sur ce sujet ont toutefois évolué, comme l’explique Patricia Inauen: «Aujourd’hui, nous recommandons d’introduire ces aliments tôt afin de permettre à l’organisme de développer des tolérances.» Chez les adolescents et les adultes, la spécialiste ne préconise un régime alimentaire strict qu’en cas d’échec des autres thérapies. La patiente ou le patient doit alors tenir un journal de ses symptômes après l’ingestion de certains aliments, ce qui exige beaucoup de discipline et n’est donc pas toujours idéal, surtout en période de stress.
Les drogueries sont souvent l’adresse de référence pour les personnes souffrant de problèmes d’ordre dermatologique, où elles bénéficient de bons conseils notamment en matière de produits de soins (doux et relipidants) et de lessives. La prudence est toutefois de mise avec les préparations contenant des substances actives végétales, comme le souligne Patricia Inauen: «Les astéracées en particulier peuvent déclencher des allergies, mais si une personne a fait une bonne expérience et les tolère bien, alors il n’y a pas de problème. Il faut absolument informer la clientèle des réactions potentielles et tenir compte des expériences individuelles.»
&L’édition 2/25 de la Tribune du droguiste consacre un article à l’eczéma et à la neurodermite.
Fortes de plus de 23 000 espèces, les astéracées (ou composées) font partie des plus grandes familles de plantes du règne végétal. Les plantes médicinales comme le souci, l’arnica, la camomille sauvage, le chardon-Marie et l’échinacée pourpre font partie des astéracées, tout comme les plantes dites utiles comme la laitue, le tournesol, l’artichaut ou les plantes ornementales comme l’edelweiss ou le dahlia. Les astéracées provoquent non seulement de nombreux épisodes de rhume des foins (par exemple avec l’ambroisie ou l’armoise), mais sont également sources d’allergies de contact, la peau étant alors irritée par les lactones sesquiterpéniques, une classe de substances présentes en forte concentration dans les feuilles et les tiges de nombreuses astéracées.
Les allergies alimentaires sont fréquentes en cas de neurodermite.
Cependant, les régimes d'élimination généraux n'ont aucun effet positif, sauf si les personnes concernées évitent de manière ciblée les aliments auxquels elles sont allergiques.
7 Jasmin
Sources 1 https://register.awmf.org/assets/ guidelines/013-027l_S3_AtopischeDermatitis-AD-Neurodermitisatopisches-Ekzem_2024-01.pdf. Accessed January 25, 2025.
2 Wollenberg A, Barbarot S, Bieber T, et al. Consensus‐based European guidelines for treatment of atopic eczema (atopic dermatitis) in adults and children: part I. J Eur Acad Dermatol Venereol. 2018;32(5): 657–682. doi:10.1111/jdv.14891
Les études s’intéressant à l’influence des aliments sur la neurodermite (ou dermatite atopique) sont peu nombreuses, mais elles montrent que les régimes d’élimination ou restrictifs n’ont pas d’impact positif sur les personnes touchées par cette maladie de la peau.1,2 Les protocoles thérapeutiques déconseillent par conséquent ce type de régime.1,2 Il est également recommandé d’éviter les facteurs déclencheurs individuels connus, ainsi que les compléments alimentaires.1
Les allergènes peuvent aggraver la neurodermite
Il faut savoir que les allergies alimentaires sont plus fréquentes en cas de neurodermite et peuvent aggraver les problèmes cutanés.1 La prévalence de la maladie chez les enfants est de 15 à 40 %.1 Chez 30 % des enfants touchés, une allergie alimentaire aggrave la neurodermite.
les plus fréquents qui provoquent des réactions chez les jeunes enfants sont le lait de vache, les œufs de poule, les fruits à coque, les arachides, le soja et le poisson.¹ Les enfants plus âgés et les adultes peuvent en outre développer des allergies alimentaires croisées dues aux allergies au pollen.1 En cas de suspicion d’allergie alimentaire, il convient de consulter un médecin et de procéder à des tests pour confirmer le diagnostic.1 Ce n’est qu’en cas de test positif qu’il faut renoncer à l’allergène en question de manière systématique, si possible sous la supervision d’un spécialiste.1,2 À noter qu’une allergie au lait de vache et aux œufs de poule survenant chez les nourrissons et les jeunes enfants peut disparaître avec le temps; il est donc recommandé de réévaluer l’allergie après un à deux ans.1
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L’absorption d’un médicament varie en fonction des modalités de son ingestion: avec ou sans liquide, à jeun ou après un repas... C’est un phénomène qui ne concerne pas tous les médicaments, mais les effets secondaires peuvent même devenir graves, suivant la forme médicamenteuse. Le deuxième volet consacré au potentiel d’interaction entre les aliments et les médicaments traite de l’influence du mode de prise, de l’alimentation et de la digestion sur l’absorption des médicaments.
7 Jasmin Weiss | F D Daphné Grekos
Certains médicaments doivent être pris à jeun pour que le principe actif arrive dans l’estomac lorsque ce dernier est complètement vide. Or, souvent, les patientes et patients sous-estiment la durée réelle de ce processus. Les informations professionnelles indiquent souvent que le délai de la prise d’un médicament à jeun est de 30 à 60 minutes avant le repas ou d’une à deux heures après le repas,¹ ce qui est court quand on sait qu’il peut s’écouler jusqu’à trois heures avant qu’un repas ne soit évacué de l’estomac.² La composition des aliments ingurgités influence en outre la durée de la vidange gastrique. Un repas hautement calorique et riche en graisses peut même nécessiter plus de six heures avant d’être entièrement évacué dans
Les comprimés doivent toujours être avalés avec de l’eau afin qu’ils ne restent pas collés dans l’œsophage sans que la personne ne le remarque.
l’intestin grêle.¹ La vidange gastrique se voit en outre retardée par un pH bas du contenu de l’estomac, un taux de glycémie élevé, une pression osmotique élevée des aliments et une mastication insuffisante.1,2 Un médicament à prendre plusieurs fois par jour à jeun est donc une consigne plutôt irréaliste, même si la patiente ou le patient fait l’impasse sur les en-cas entre les repas. Le seul moment où une personne est réellement à jeun est le matin avant le petit déjeuner.¹ À noter que les boissons caloriques telles que les boissons sucrées, les jus de fruits ou le lait ne sont pas adaptées à la prise d’un médicament à jeun.³ Si un médicament est pris en même temps qu’un repas, peu avant ou peu après, l’absorption et le début de l’effet sont retardés en conséquence, avec par ailleurs des différences spécifiques à chaque médicament.²
Hydratation suffisante
Souvent, la notice des médicaments indique qu’ils doivent être pris avec suffisamment de liquide,¹ notamment car cela améliore leur solubilité et stimule la vidange gastrique.² L’eau du robinet est la boisson la plus appropriée. Dans les régions où l’eau du robinet est riche en calcium, il est toutefois recommandé de prendre une eau minérale pauvre en calcium afin d’éviter des interactions indésirables.¹
L’eau est transportée de l’estomac vers l’intestin grêle en environ 10 à 35 minutes.²
La plupart des médicaments sont absorbés dans l’intestin grêle. Si un médicament est pris à jeun avec suffisamment de liquide, c’est-à-dire 250 millilitres, il sera absorbé rapidement.²
Les patientes et patients ne réalisent pas toujours que les médicaments sous forme solide doivent être pris avec un liquide. Lorsqu’on n’a pas d’eau sous la main ou aussi par facilité, il arrive que des comprimés soient avalés sans liquide;¹ ils peuvent alors rester collés dans l’œsophage, et cela pendant des heures. C’est aussi le cas quand on avale un médicament en position couchée.¹ D’après les estimations, cela se produit dans environ 20 % des cas, souvent sans que les patientes et patients ne s’en
rendent compte. Le début de l’effet est ainsi retardé, tout comme le moment où la concentration du principe actif est la plus élevée dans l’organisme.¹ Avec, en outre, le risque que les différents médicaments provoquent ainsi l’apparition d’ulcères dans l’œsophage.¹
Les médicaments ne doivent pas tous être pris à jeun. Dans certains cas, la prise simultanée de nourriture n’a aucune importance.¹ En principe, cette information est indiquée dans la notice d’emballage. Souvent, l’absorption des médicaments est certes ralentie en cas d’ingestion simultanée de nourriture, mais sans impact sur la quantité totale absorbée.²
Les médicaments à prendre à jeun qui sont absorbés pendant ou juste après le repas peuvent entraîner des conséquences indésirables. La biodisponibilité de nombreux médicaments est réduite en cas de prise simultanée d’aliments, par exemple pour les médicaments délivrés sur ordonnance comme la lévothyroxine (hormone thyroïdienne), les inhibiteurs de la pompe à protons comme l’oméprazole, ainsi que le pantoprazole ou le furosémide (diurétiques).²
Le pH de l’estomac et la durée pendant laquelle un médicament est en contact avec l’acide gastrique peuvent avoir une influence positive ou négative sur la solubilité et la stabilité, en fonction du principe actif. La prise simultanée d’un médicament et d’aliments peut également améliorer sa biodisponibilité;² c’est par exemple le cas pour le calcium provenant de suppléments. Le supplément de calcium reste plus longtemps dans l’estomac avec les aliments et a donc plus de temps pour se dissoudre grâce au pH bas de l’estomac.² C’est surtout important pour le calcium peu soluble, comme le carbonate de calcium, et moins important pour les formes très solubles, comme le citrate-malate de calcium.² Pour les médicaments lipophiles, les graisses présentes dans un repas favorisent leur absorption.² Les antipaludiques délivrés sur ordonnance en constituent un bon
On trouve de précieuses informations sur la prise des médicaments dans la notice d’emballage, en particulier des informations sur la prise à jeun.
exemple, notamment dans le cas de la méfloquine.² En revanche, l’halofantrine augmente le risque d’effets secondaires graves en cas de prise simultanée de nourriture, raison pour laquelle elle doit être prise à jeun.²
Médicaments gastrorésistants monolithiques
Il peut être dangereux d’ingérer des aliments en même temps que des médicaments monolithiques à enrobage gastro-résistant. Il est donc particulièrement important de prendre ces médicaments à jeun. Il s’agit de formes médicamenteuses qui ne se désagrègent pas dans l’estomac, par exemple parce qu’elles sont enrobées d’un gel gastro-résistant. Grâce à cet enrobage, les comprimés ne se dissolvent qu’une fois arrivés dans l’intestin. 2,4 Le problème, c’est que les médicaments monolithiques gastro-résistants sont trop gros pour être transportés avec les aliments dans l’intestin grêle, car le péristaltisme gastrique n’est pas assez puissant après l’ingestion de nourriture. Ces comprimés restent ainsi dans l’estomac pendant des heures.² Lorsque tout est digéré, exception faite des grosses particules non diges-
tibles, le péristaltisme gastrique s’intensifie, permettant d’évacuer ces résidus dans l’intestin grêle.² Si une personne mange ou grignote souvent, son estomac ne se vide pas complètement et cette forme particulièrement puissante du péristaltisme ne se déclenche jamais tout au long de la journée.² Cela peut conduire à ce que les comprimés ne soient transportés dans l’intestin grêle que la nuit, avec éventuellement plusieurs comprimés à la fois si la personne en prend plusieurs par jour.² Le risque de surdosage est évident, avec des effets secondaires toxiques.² Il est donc recommandé de prendre ces médicaments monolithiques gastro-résistants à jeun.² L’enrobage gastro-résistant est utilisé pour les médicaments dont le principe actif risque d’être détruit par le pH bas de l’estomac ou ne doit agir localement que dans l’intestin. Il sert aussi à protéger la muqueuse gastrique contre les composants agressifs qui peuvent irriter la muqueuse et provoquer des nausées ou des vomissements. 2,4 L’extérieur du comprimé monolithique est ainsi complètement recouvert d’une protection gastro-résistante.² Il s’agit par exemple de certaines préparations contenant du diclofénac, un anti-inflammatoire non stéroïdien, également disponible dans la catégorie de remise D.²
À l’inverse, les microgranules ne disposent pas de protection gastro-résistante autour de la gélule entière, mais chaque petite bille a un enrobage gastro-résistant.² Ils sont placés dans des gélules qui se dissolvent dans l’estomac. Les microgranules peuvent ainsi être transportés dans l’intestin avec les aliments.² Les enzymes digestives du pancréas (amylases, lipases et protéases), dont ont besoin les personnes souffrant d’insuffisance pancréatique exocrine, en constituent un exemple. 5
Sources
1 Smollich M, Podlogar J. Wechselwirkungen zwischen Arzneimitteln und Lebensmitteln. 2., überarbeitete und erweiterte Auflage. WVG Wissenschaftliche Verlagsgesellschaft; 2020.
2 Wisker E. Interaktionen zwischen Nahrung und Arzneimitteln. Ernährungs Umschau. 2010;(3):142-149.
3 GmbH AMDA. Monolithen nüchtern einnehmen. Pharmazeutische Zeitung online. Accessed July 13, 2024. https://www.pharmazeutische-zeitung.de/pharm3-45-2002/
4 DocCheck M bei. Magensaftresistent. DocCheck Flexikon. Accessed July 13, 2024. https://flexikon.doccheck.com/de/ Magensaftresistent
5 compendium.ch. Accessed July 13, 2024. https://compendium.ch/product/1056106-creon-25000-kaps
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Les oppositions doivent être adressées dans les 14 jours à: Association suisse des droguistes, Comité central, Rue Thomas-Wyttenbach 2, 2502 Bienne
Das natürliche Schutzschild für gesundes Haar.
Anti-Pollution: reduziert die Anhaftung von Pollen und Feinstaub.
PollenAlarm!
Les applications dédiées aux bébés fournissent aux jeunes parents des informations sur les thèmes les plus variés, mais elles peuvent aussi les déstabiliser, car elles ne tiennent pas compte des évolutions individuelles. Un travail de conseil est nécessaire pour les aider à écouter leur instinct.
7 Céline Jenni | F D Daphné Grekos
Les bébés communiquent beaucoup de choses sur leur bien-être avec les personnes qui s’occupent d’eux: ils sourient à leurs parents ou gigotent lorsqu’ils se sentent bien, pleurnichent, crient et serrent leurs poings quand quelque chose ne va pas. Même si certains signaux sont clairs dès le début, il n’est pas toujours évident de savoir ce que les tout-petits veulent exprimer: faim, fatigue, surexcitation, couche sale, mal de ventre ou autre chose?
Pour mieux comprendre leur bébé, de nombreux parents ont recours à des applications qui fournissent des informations sur le développement et la santé. Elles permettent aussi de consigner les étapes du développement, la croissance, le nombre de repas ou les heures de sommeil. Selon l’objectif visé, l’application expose des conseils généraux et des astuces ou donne des recommandations individualisées sur
le meilleur moment pour faire faire une sieste au bébé ou lui donner à manger.
Comme le montre une recherche rapide dans l’App-Store, il existe des centaines d’applications en rapport avec les bébés, qu’elles soient focalisées sur les étapes du développement, l’allaitement, les photos souvenirs, le sommeil, les babyphones ou l’accompagnement postnatal. Comme il n’est pas très aisé de s’y retrouver dans cette jungle d’offres, l’institut de recherche en sciences de la santé de la ZHAW a examiné et évalué cinq applications (Ada, Baby Monitor+, CDC Milestones Tracker, Kind & Essen et Parentu) en 2021, sur mandat d’Axa Assurance. Les applications gratuites n’ont pas été comparées entre elles, car elles pro-
posent des thématiques différentes. Elles ont en revanche été évaluées selon différents critères, par exemple l’adéquation et la facilité d’utilisation pour le groupe cible, la transparence concernant les coûts ou la protection des données, ou encore le niveau de compétence au niveau de la santé, qui permet d’évaluer si le langage, les unités de mesure et les recommandations de l’application sont compréhensibles et claires. Les cinq applications ont reçu un nombre de points élevé et ont été recommandées.1,2 Baby + a obtenu la meilleure note avec 8,8 points sur 10. Pour en savoir plus sur Baby Monitor+, CDC Milestones Tracker et Parentu, rendez-vous en page 36 pour découvrir un aperçu des applications. Ada et Kind & Essen ne sont plus disponibles.
Comme Baby +, proposée par Philips, a été la première application à apparaître chez moi dans le Google Play Store, je l’ai testée avec un bébé fictif: Milena, virtuellement née le 7 novembre 2024, avec un poids de 3652 grammes. L’application permet de suivre toutes les activités du bébé, du sommeil aux couches (selles, couches mouillées ou les deux), en passant par les cris et les pleurs, les repas (allaitement, tire-lait, biberon ou alimentation diversifiée), la croissance (poids, taille, périmètre crânien), la percée des dents et le jour ou la semaine où certaines étapes ont été franchies (le bébé attrape des objets ou soulève le haut de son corps à la force de ses bras). En théorie, il serait donc ainsi possible de documenter la vie de Milena presque minute par minute pendant ses premiers mois.
Cette documentation permanente facilite-t-elle la vie des parents ou est-elle complètement exagérée, contribuant à la disparition de l’intuition parentale? Les demandes à ce sujet auprès de la Fédération suisse des sages-femmes et de pédiatrie suisse, et de quelques pédiatres et sagesfemmes, sont restées sans réponse ou ont été refusées par manque de temps ou d’expérience. Andrea Schiess, conseillère parentale de la ville de Zurich, confirme toutefois que, d’après son expérience pendant les consultations, bon nombre de parents utilisent des applications pour bébés. Si les parents évoquent une application au cours d’un entretien, ce n’est pas problématique en soi. «En saisissant chaque détail dans une application, les parents se sentent plus sûrs d’eux, bien entendu», observe Andrea Schiess. «Mais, en même temps, cela entraîne aussi une forte insécurité lorsque le bébé se comporte soudain différemment.» Lors de ses consultations, elle essaie d’inciter les parents à s’éloigner un peu du traçage permanent et à se fier à leurs propres observations.
«Le plus compliqué, c’est lorsque les parents sont persuadés que leur bébé devrait déjà savoir faire telle chose selon une application, mais que cette étape de développement n’a pas encore démarré», explique Andrea Schiess. «Il faut alors beaucoup discuter avec eux.» Bien que les applications fournissent de nombreuses informations précieuses, il manque sou-
vent une approche individualisée, car chaque enfant est unique et peut réagir différemment.
L’application «Les Semaines Miracle» est particulièrement sous le feu des critiques. Elle se base sur le livre intitulé «Waouh, je grandis – Les semaines miracle», rédigé par deux Néerlandais, un biologiste comportemental et une anthropologue, qui, en s’appuyant sur une étude menée auprès de quinze couples mère-enfant, partent du principe que les enfants franchissent dix étapes de développement au cours des seize premiers mois de leur vie. Lors du passage d’une étape à l’autre, les bébés acquièrent de nouvelles compétences, mais sont également censés être particulièrement pleurnichards et affec-
tueux. Sur la base de la date de naissance prévue, l’application peut prédire aux parents, en affichant des nuages orageux, le moment exact où leur bébé devrait avoir un comportement difficile. Une fois l’étape franchie, le soleil brille à nouveau dans l’application. Il est toutefois difficile de tirer des conclusions générales à partir d’un si petit groupe de moins de 20 participants à l’étude. De plus, ce modèle des étapes de développement est largement réfuté par les scientifiques.
Gudrun Schwarzer, psychologue du développement à l’Université Justus-Liebig de Giessen (D), a déclaré en juillet 2024 à la Sonntagszeitung: «Aujourd’hui, nous partons du principe que le développement cognitif dans son ensemble est un processus continu.» Elle se montre très critique à l’égard de l’application «Les Semaines Miracle», notamment car elle donne aux parents l’impression de savoir ce qui se
Il est impossible de savoir d’emblée si une application est sérieuse ou non, mais les trois points suivants fournissent toutefois de premières indications: les évaluations, les mentions légales complètes et le fait que les applications sérieuses ne demandent l’accès qu’aux données personnelles nécessaires à l’utilisation prévue. Les six applications présentées sont disponibles dans l’App Store d’Apple et le Play Store de Google.
Baby+ von Philips
L’application de suivi gratuite de Philips recueille des informations sur les repas, le sommeil, la croissance et la santé, tout en proposant un guide complet, des conseils sur les activités et les différentes étapes du développement.
Parentu
L’application gratuite de Pro Juventute informe les parents en 15 langues, de la naissance à l’âge de 16 ans, sur la croissance, la formation et l’éducation des enfants sur une base actuelle et scientifiquement fondée. Les parents reçoivent en outre des informations sur les événements régionaux. Quant aux professionnels, ils y trouvent des informations pour leur activité de conseil.
CDC Milestones Tracker
L’application gratuite (en anglais), développée par les autorités sanitaires américaines, permet de remplir des listes de contrôle à différents moments sur les étapes de développement atteintes par le bébé et aide à documenter les retards de développement.
Pebbles App
L’application gratuite de l’Université de Zurich enregistre les étapes de développement individuelles adaptées à l’âge. Le tout est complété par des conseils utiles pour favoriser le développement sur une base scientifiquement fondée.
Mamamap
Mise à disposition gratuitement par Promotion allaitement maternel Suisse, l’application permet aux mères de trouver rapidement et facilement un lieu d’allaitement.
Schlafprotokoll 2.0
Pour un tarif de CHF 3.–, l’application se base sur le protocole de sommeil développé par l’Hôpital pédiatrique de Zurich et enregistre l’heure des repas, les phases de pleurs, l’heure du coucher et les phases de sommeil.
passe dans la tête de leur enfant, induisant un faux sentiment de sécurité. Sans oublier le risque que les parents comparent leurs bébés à d’autres, alors qu’il serait important de mettre en avant l’individualité dans le développement. «Nous devons accepter qu’en devenant parents, nous entrons dans un univers imprévisible. Et en l’absence de tout problème majeur, on peut aussi se fier à son intuition», explique Gudrun Schwarzer dans la Sonntagzeitung.³
Andrea Schiess a elle aussi déjà entendu parler de cette application: «Les parents peuvent se sentir rassurés de savoir qu’il y a des phases où les bébés sont plus irritables. Mais l’agenda planifié par l’application est très serré, ce qui peut déjà être déstabilisant si son propre enfant ne suit pas exactement ces phases.»
Andrea Schiess, collaboratrice du centre de consultation parentale, ne souhaite toutefois diaboliser aucune application: «De nombreuses applications sont passionnantes et utiles pour les parents. C’est un exercice d’équilibriste de déterminer jusqu’où, par exemple, le tracking est utile et à partir de quand il conduit à l’insécurité.» Les applications sont un outil probablement plus pratique qu’un bout de papier pour avoir une vue d’ensemble sur les habitudes de sommeil, par exemple. «La plupart des parents ont leur téléphone portable à proximité de leur lit, même au milieu de la nuit, et n’ont ainsi pas besoin d’aller chercher un papier et un stylo. Les données sont en outre stockées de manière centralisée et peuvent être consultées et comparées sur une longue période», explique Andrea Schiess. Lors des consultations sur le sommeil, les centres de puériculture recommandent toujours l’application «Sleep Log 2.0», développée par l’hôpital pédiatrique de Zurich (et qui existe également en version papier dans sa version 1.0). «Bon nombre de parents sont inquiets en matière de sommeil», reconnaît Andrea Schiess. «Le simple fait d’enregistrer le sommeil pendant un certain temps et d’en parler ensuite avec un spécialiste peut déjà
les aider.» Les données enregistrées permettent ensuite de discuter directement de ce qui fonctionne déjà bien et d’établir des attentes réalistes. Il faut prendre au sérieux les parents qui font part de leurs inquiétudes au vu des résultats d’une application. Rien ne sert de les ignorer, car l’utilisation d’applications est tout simplement une réalité. «J’essaie toujours de discuter avec les parents de ce qui est utile dans l’application qu’ils ont choisie et de la meilleure façon de l’utiliser», conclut Andrea Schiess. «Comme il est impossible de connaître toutes les applications pour bébés pour juger de leur sérieux, je recommande aux droguistes de réagir le plus ouvertement possible aux questions ou aux incertitudes des parents concernant ces applications. En posant les bonnes questions, on apprend souvent pourquoi les parents sont inquiets, ce qui permet ensuite de donner les bons conseils.»
Surces 1 https://www.zhaw.ch/de/gesundheit/ institute-zentren/ iph/alle-news/news-detailansicht/ event-news/baby-apps- digitalehelfer-fuer-eltern-im-test
2 https://digitalhealthlab.ch/de/digital-health-forum/ kids-health-de
3 https://www.tagesanzeiger.ch/kinderapp-oje-ich-wachse-hat-zweifelhaften-hintergrund-813177776513
Invitation
Nous convions nos membres à la
de la Coopérative d’assurance des mètiers.
Mercredi 28 mai 2025
Metropol, Zurich
Programme à partir de 10 00 Café et thé 11 00 – 12 00 Assemblée générale 12 00 – 13 30 Apéritif dînatoire
Les coopérateurs ayant le droit de vote reçoivent une invitation personnelle. Il n’y aura pas de traduction simultanée.
Coopérative d’assurance des métiers
Sihlquai 255, case postale, 8031 Zurich 044 267 61 61, assurancedesmetiers.ch
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